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Batellerie
sur la Loire - Le Port de Gien |
Dominée par son château
de la fin du XVème siècle et serrée autour
de son pont en dos d'âne, dont les grandes arches centrales,
dites marinières, autorisent le passage des bateaux,
la viIIe de Gien
est, au début du XIXème siècle, un
centre Iigérien d'échanges très actif.
Sur le port de la rive droite, équipé de
rampes et de glacis, sont aménagés des emplacements, les
uns affectés au dépôt des marchandises en stockage, les
autres destinés au dépôt momentané de produits à débarquer
ou à embarquer directement par les bateaux.
Afin d'éviter tout encombrement, les embarcations ancrées
provisoirement et les bateaux en réparation ou en construction
sont attachés sur la rive gauche.
Au milieu du XIXème siècle, le port le plus important
de la ville est situé en aval du pont. Il accueille les
9/10èmes des bateaux qui s'arrêtent à Gien
et sert à l'approvisionnement de sa manufacture de faïences.
Située au croisement des routes du Val, du Gâtinais,
de la Sologne,
Gien utilise
la Loire pour le commerce de marchandises diverses : bois,
vins des coteaux, tuiles de Sologne,
poteries de la Puisaye et du Nivernais, houilles de la
Haute Loire...
C'est aussi un relais vers Paris, grâce au canal de Briare
ouvert depuis 1642.
Au début du XIXème siècle, les gravures
sur Gien sont nombreuses et toutes nous montrent un
port sur la rive gauche, un peu en amont du pont, plus
près de celui-ci qu'il ne l'était au XVlllème
siècle.
Peu à peu, le sol de ce port a été emporté par les eaux
capricieuses et parfois violentes du fleuve, il fallut
abandonner l'endroit. Les négociants abritent alors
leurs marchandises au Colombier, à l'abri de la levée
de Saint-Martin-sur-Ocre, mais cela augmente beaucoup
la manutention.
Dès 1831, on pense qu'il devient absolument nécessaire
de construire un nouveau port.
En 1844, se trouve dans les archives un vaste et ambitieux
projet de construction, à peu près au même endroit.
Deux chantiers bien distincts sont prévus, un très grand
pour le bois de chauffage, un plus petit pour le bois
d'équarissage (charpente et menuiserie).
Ce projet est vite jugé trop onéreux et abandonné. Un
autre port est souhaité sur la rive droite et sera réalisé
un peu plus tard. En face de ce port appelé par certains
"port-aux-vins", un perré et une rampe d'accès au fleuve
ont remplacés les anciens murs de la ville.
Photos supplémentaires
de la marine de la Loire >> |
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