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La crise traversée par l'Église
au long du XVème siècle prit des formes
diverses (grand schisme d'Occident, hérésies,
divisions dans la chrétienté, échecs
de la réunification par les conciles, etc.).
Le clergé français fut atteint gravement
(crise du monachisme, paroisses sans desservants, protestations
contre la fiscalité pontificale).
A mesure que se répandait la théorie de
la supériorité des conciles sur les papes,
la royauté espérait tenir de mieux en mieux
en tutelle les clercs et peser sur les élections
ecclésiastiques. Après la victoire de Marignan,
le Concordat de Bologne (1516) donna pratiquement à
l'Église de France deux chefs : le pape et le roi.
Les abus continuèrent comme par le passé
ou presque. Déjà se dessinait en France
le courant réformateur.
Favorable aux idées des humanistes dont se réclamait
ce mouvement, le roi François
1er ne le décourage pas, au contraire. Mais,
à mesure que l'espoir d'une réforme sans
violence disparaissait, que se répandait l'influence
des idées luthériennes, le souverain manifesta
son hostilité.
L'expansion du calvinisme trouva devant elle une royauté
hostile (édits d'Henri
II), un catholicisme armé pour la combattre
(formation et action de l'Ordre des Jésuites). |
Puis l'organisation, des partis de religion (calvinistes
et catholiques) en partis politiques et militaires dirigés
par les nobles fournit aux féodaux dressés
contre l'absolutisme monarchique, et particulièrement
aux grandes familles princières (Guises, Bourbons
, Montmorency) l'occasion de dominer le pouvoir royal
affaibli après 1560 (sous François
II, Charles
IX et Henri III).
Soucieuse d'empêcher les guerres et donc conduite
à la tolérance pour sauver son indépendance
au début, la royauté, après le déclenchement
des guerres et surtout après la Saint-Barthélemy,
subit la tutelle des Guises. En faisant assassiner
Henri de Guise, en désignant Henri
de Navarre comme son successeur, Henri
III rétablit les conditions de l'indépendance
du trône.
Converti au catholicisme, le nouveau souverain Henri
IV put mettre fin aux guerres par l'Édit
de Nantes (1598). |
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