Chef royaliste. Au moment où éclata
la révolte de Vendée, il était colporteur
au Pin, mais il faisait aussi fonction de sacristain
de la paroisse ; l'extrême piété avec
laquelle il remplissait cet office lui valut le surnom
de "Saint de l'Anjou".
Dès qu'il apprit que Saint-Florent s'était
soulevé contre la Convention (12 mars 1793),il
réunit tous les hommes valides de son village et
courut sus aux républicains.
Il s'empara d'abord de Jallais et de Chemillé.
Puis, avec l'aide de Stofflet,
il prit Cholet,
capitale du Bocage, Vihiers, Chalonnes, et participa à
la prise de Thouars.
Battu à Fontenay, il prit sa revanche en occupant
Montreuil-Bellay et Saumur.
Le 12 juin 1793, l'assemblée des chefs vendéens
le proclama généralissime de l'Armée
Catholique et Royale.
C'est en dirigeant l'attaque de Nantes que, le 29 du même mois, il fut renversé
par un coup de mitraille. Le sang coula à
flots. Cathelineau dit à ceux qui voulaient le
relever : "Laissez-moi et faites votre devoir
!". Voyant leur chef très aimé
grièvement frappé, les Vendéens reculèrent
et abandonnèrent la partie.
Le Saint de l'Anjou mourra quinze jours plus tard.