Le chevalier Charette de la Contrie, officier
de marine, combat en Amérique avant de venir s'installer
dans la propriété de sa femme à Fonteclose,
près de
Machecoul.
Après avoir émigré, il revient défendre
le
roi aux Tuileries le 10 août 1792. Il en échappe
en se saisissant d'un membre arraché à un
garde suisse qu'il tend comme un trophée ...
Il rabroue les paysans venus le chercher dans son manoir
de Fonteclose le 14 mars 1793 après les violences
auxquelles ils se sont livrés, mais il finit par
accepter de prendre leur tête.
Avec ses «
Paydrets et Maraîchins»,
il s'illustre par la prise de
Pornic,
de Challans, mais ses hommes sont souvent indisciplinés
et tentent même de fuir lors de la bataille de Torfou.
Charette est un personnage très controversé.
On lui reproche notamment de combattre seul, sans aider
la Grande Armée Catholique et Royale qu'il ne soutient
pas, par exemple à
Cholet ; il préfère se lancer à l'assaut
de Noirmoutier. Charette n'accompagne pas non plus la
triste Virée de Galerne dont il avait, à
juste titre, dénoncé à l'avance l'inanité.
Après le massacre de Savenay (23 décembre
1793) et malgré les Colonnes Infernales qui dévastent
la Vendée, Charette maintient en haleine les troupes
républicaines grâce à des opérations
de guerilla. Tantôt il est à la tête
d'une armée de 10 000 hommes, tantôt il erre
avec une poignée de fidèles au milieu des
bois.
Ce général catholique surprend par son goût
pour les fêtes et les bals qu'il organise notamment
au Bois Chevalier, près de
Legé,
où la rumeur publique prétend qu'il entretient
une véritable cour d'amazones.