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La
Guerre de Vendée : Les Colonnes Infernales de Turreau |
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Le 1er août 1793, la Convention adopte
:
"Il sera envoyé en Vendée
des matières combustibles de toutes sortes pour
incendier les bois, les taillis et les genêts. Les
forêts seront abattues, les repaires des rebelles
anéantis, les récoltes coupées et
les bestiaux saisis. La race rebelle sera exterminée,
la Vendée détruite."
En novembre, le général Turreau est nommé
commandant en chef de l'armée de l'ouest avec la
charge de faire appliquer ce décret.
Il divise l'armée en six divisions de deux colonnes
chacune, qui ont pour mission de ratisser le territoire
et d'exterminer la population.
Ce sont les "colonnes infernales" qui
vont se livrer au génocide des Vendéens.
Une division à l'est commandée par Haxo
doit contrôler la côte. |
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Les six autres vont se déplacer d'est en ouest
; leurs missions : brûler villes, villages et métairies.
- la première division est dirigée par Duval,
ses colonnes sont commandées par Daillac et Prevignaud.
Les deux colonnes partent de Saint Maixent et Parthenay
et doivent arriver à La Caillere et Tallud-Saint
Gemme.
- la deuxième division est dirigée par Grignon,
ses colonnes sont commandées par lui-même
et Lachenay : les deux colonnes partent de Bressuire et
doivent arriver à La Flocelliere et Pouzauges.
- la troisième division est dirigée par
Boucret, ses colonnes sont commandées par lui-même
et Caffin : les deux colonnes partent de Cholet
et doivent arriver aux Epesses et à Saint-Laurent
sur Sèvre.
- la quatrième division est dirigée par
Turreau, ses colonnes sont commandées par lui-même
et Bonnaire : les deux colonnes partent de Doué
et doivent arriver à Cholet
- la cinquième division est dirigée par
Cordellier, ses colonnes sont commandées par lui-même
et Crouzat : les deux colonnes partent de Brissac et doivent
arriver à Jallais et Le May.
- la sixième division est dirigée par Moulin,
elle ne comporte qu'une colonne forte de 650 hommes qui
partira de Pont de Cé pour Sainte-Christine.
L'ordre de départ est donné le 21 janvier
1794, cette première phase sera appelée
"La Promenade Militaire"
Début 1794 pourtant, la Grande Armée Catholique
et Royale n'est plus qu'un nom, après la débâcle
de la Loire.
Ce ne sont plus que des bandes pourchassées et
de moins en moins nombreuses. C'est donc sur la population
que vont s'acharner ces "colonnes infernales".
Ordre du jour du général Grignon, commandant
la 2ème division :
"... Je vous
donne l'ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible
d'être brûlé et de passer au fil de
l'épée tout ce que vous rencontrerez d'habitants
..."
Extraits de rapports des généraux républicains
commandant les Colonnes :
"... Nous en tuons près de 2000 par jour ...
J'ai fais tué (sic) ce matin 53 femmes, autant
d'enfants ... J'ai brûlé toutes les maisons
et égorgé tous les habitants que j'ai trouvés.
Je préfère égorger pour économiser
mes munitions ..."
Cordellier arrive à Clisson
; il trouve dans une salle en ruines du château
300 paysans qu'il fait jeter, vivants dans une citerne
qu'on comble de fagots et de planches.
Plus tard, aux Lucs-sur-Boulogne, hommes, femmes et enfant
se sont réfugiés dans la petite église
ou à proximité. Sabres , baïonnettes,
pics ... frappent, égorgent, éventrent,
écrasent ...
Le canon fait écrouler la modeste église
sur ses occupants.
458 noms de ces martyrs sont connus, dont 110 enfants
de moins de 7 ans.
A force de tueries, des municipalités, pourtant
républicaines, et des Représentants du Comité
de Salut Public finissent par s'émouvoir.
Turreau est relevé de ses fonctions en mai 1794,
puis décrété d'arrestation en septembre.
Jugé en décembre 1795, il est acquitté
à l'unanimité !
Son action a fait près de 200 000 victimes. |
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