Charles-Henri-Félicité sert sous ses
ordres. Pendant 5 mois (jusqu'à sa mort), Sapinaud
de la Verrie dirige l'offensive contre les républicains.
Il occupe les villes de Tiffauges, Mortagne, les Herbiers
et rallie les angevins pour constituer la grande
armée.
Il tombe après la première défaite
devant Luçon, à Pont Charron le 15 août
1793.
Après la mort de son oncle, Charles-Henri-Félicité
Sapinaud de la Rairie reprend le poste laissé
vacant au côté de Royrand.
A la tête de l'armée
du Centre il est officier divisionnaire.
En octobre 1793, il passe la Loire et s'enfonce dans
la "virée de Galerne".
Après la bataille du Mans, il est séparé
de ses compagnons d'armes et ne peut continuer les combats
outre Loire avec eux.
En 1794, de retour en Vendée, il reprend la tête
de l'armée du centre.
Avec Stofflet dans les Mauges
et Marigny dans le bocage, il combat les colonnes infernales
de Turreau.
En mai 1794, le conseil militaire condamne Marigny à
mort pour "trahison", contre l'avis de Sapinaud.
Alors que Stofflet et Charette
condamnent à mort leur rival pour le stopper
dans sa course au poste de généralissime,
Sapinaud, lui, refuse ce verdict pour la seule raison
que Marigny gêne l'ambition des deux hommes.
Des trois généraux qui dirigent à
ce moment là la Vendée, Sapinaud est le
seul qui ne soit pas dévoré par l'ambition
et le seul qui fait passer l'intérêt des
Vendéens avant le sien.
En février 1795, Sapinaud signe, comme tous les
généraux vendéens exception faite
de Stofflet, l'accord de
paix de la Jaunaye.
En juin Charette rompt l'accord
et reprend les armes. Le conflit reprend, et Sapinaud
à son tour repart en guerre au mois d'octobre.
Rapidement son armée se disloque.
En janvier 1796, il ne lui reste plus que quelques fidèles
soldats.
Sapinaud cesse les combats, il se soumet quelques mois
plus tard, le 4 juin 1796.
En 1797, il épouse Marie-Louise Charette, parente
du général.
Bien que la guerre soit terminée, Sapinaud n'en
reste pas moins royaliste.
En 1814, il est nommé général du
roi. Pendant les Cent Jours, il essaie de reformer l'armée
du centre, au côté de Louis de la Rochejaquelein
. Après la mort de celui-ci, il devient le nouveau
généralissime.
Sous la Restauration, il devient duc, puis Pair de France.
Il meurt chez lui, à la Gaubretière le
12 août 1829 à l'âge de 69 ans. |