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Les
Chefs Militaires Vendéens : Nicolas Jean Stofflet |
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dit Sifflet, Soufflet et Mistoufflet.
(Barthélémont, 1753 - Angers, 1796.) |
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Officier royaliste, lorrain, il servit comme
instructeur aux gendarmes de Lorraine (1784). Son colonel,
le comte de Colbert-Maulévrier, lui obtint un rachat
de congé et lui offrit l'emploi de facteur général
(chef garde-chasse) de ses terres angevines (1787).
Le 12 mars 1793, Nicolas Stofflet se mit à la tête
des jeunes, gens d'Yzenay qui refusaient le tirage au
sort ordonné par la Convention nationale.
Le lendemain, il rejoignit avec eux les insurgés
de Jacques Cathelineau,
donnant à celui-ci l'un de ses habits de fonction,
origine de l'uniforme vert des officiers vendéens.
L'armée chrétienne, bientôt la
Grande Armée Catholique et Royale, formée
des troupes de Cathelineau
et de Stofflet, prit Cholet
le 14 mars 1793.
Lorsque d'Elbée devint
généralissime en octobre 1793, Nicolas Stofflet
fut nommé major-général.
Il ne cessa de combattre durant la "virée
de Galerne" et, à la mort d'Henri
de La Rochejaquelein, il commandait l'armée
d'Anjou et du Haut-Poitou (février 1794).
Au cur de la forêt de Vezins, Nicolas Stofflet
organisa ses hommes en unités régulières
de dragons et de chasseurs, monta une imprimerie, des
hôpitaux, un arsenal, entreposa du blé, battit
monnaie et rendit justice. |
L'armée d'Anjou et du Haut-Poitou s'empara
de nouveau, pour quelques heures, de Cholet (6 février
1794), vainquit les Bleus à Beaupréau,
à Bressuire, à Argenton-le-Château,
culbuta le général Grignon au Bief des
Ouilleries, le 27 mars 1794.
Par le pacte de La Boulaye (22 avril 1794), Nicolas
Stofflet, François-Athanase
Charette de la Contrie, Charles
de Sapinaud de la Rairie et Bernard de Marigny s'engagèrent
à mener une action commune contre les Républicains.
Accusé de trahison, le dernier périt sous
les balles des chasseurs de l'ancien gendarme, le 10
juillet 1794.
Le 2 mai 1795, Nicolas Stofflet signa sa soumission
à Saint-Florent-le-Vieil, mais, nommé
lieutenant général, il se rebella pour
la seconde fois quelques mois plus tard.
Sans doute trahi par son aumônier, l'abbé
Bernier, futur négociateur du concordat, Nicolas
Stofflet tomba dans un guet-apens à La Saugrenière
et, malgré une belle défense à
coups de sabre, resta prisonnier des Bleus.
Il fut fusillé, en compagnie de son aide de camp
et de son brosseur, au champ-de-mars d'Angers.
Sa plaque de garde-chasse des Colbert-Maulévrier
bouclait toujours son ceinturon. |
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