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François Athanase de Charette de la Contrie
(Couffé, près d'Ancenis, 1763 - Nantes, 1796) |
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Chef vendéen. Lieutenant de vaisseau, il servit
pendant la guerre d'Indépendance américaine,
démissionna en 1789 et émigra à
Coblence en 1792.
Bientôt rentré en France, il se retira dans ses terres de
Machecoul.
Quand éclata la guerre de Vendée, en 1793, les paysans révoltés
contre la République le réclamèrent pour chef.
Charette se joignit à Cathelineau,
fut de la plupart des combats menés par l'Armée catholique
et royale, et se retira, avec ses hommes, après la discussion qui
sépara les chefs vendéens (septembre 1793). Il devint bientôt
le chef de la Basse-Vendée, poursuivit la guérilla après
le désastre de Savenay (décembre 1793), s'emparant notamment
du camp républicain de Saint-Christophe, prés de Challans.
Le 17 février 1795, Charette signa à La Jaunaie, prés
de Nantes, un traité
de pacification avec les envoyés de la Convention, mais il reprit
les armes au mois de juillet pour appuyer le débarquement des émigrés
à Quiberon.
Nommé lieutenant général par le comte
d'Artois débarqué à l'île d'Yeu, il lui
demanda en vain de se mettre à la tête de l'armée
royale.
Charette refusa ensuite de se rallier aux Orléans
et, traqué par Hoche dans les marais, vaincu
à Quiberon, il fut blessé, capturé
et fusillé. |
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Gravure de Pierre.Gabriel
Berthault d'après un dessin d'Abraham Girardet.
B.N., Cabinet des Estampes. |
| L'exécution de Charette à Nantes
le 9 germinal an IV
(29 mars 1796)
Traqué dans le Marais par les forces de Hoche, blessé
et fait prisonnier le 23 mars 1796, Charette fut transféré
à Nantes, condamné
à mort et fusillé devant les troupes.
La guerre de Vendée était finie. |
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