La forteresse de Clisson,
au carrefour de la Bretagne, de l'Anjou et du
Poitou, fut toujours considérée
par les ducs de Bretagne comme une clé
de la province.
Clisson fut le siège d'une puissante châtellenie
couvrant vingt-trois paroisses.
Le Château de Clisson fut le cadre de la
vie mouvementée d'Olivier III et d'Olivier
IV nommé connétable de France en
succession de du Guesclin en 1380.
Le Duc François II de Bretagne y séjourna
volontiers.
Pendant la guerre
de Vendée, la ville fut incendiée
par Kléber et vit passer les colonnes infernales.
Le château est ruiné mais racheté
en 1807 par le sculpteur Lemot dans le but de
le conserver.
Le château de Clisson représente
un véritable ouvrage de synthèse
de l'architecture militaire.
On peut y étudier les caractéristiques
propres à chaque époque et l'évolution
de la conception de défense d'un site.Construit pour la plus
grande partie au XIIIème siècle sur
un éperon rocheux dominant la Sèvre
Nantaise, il se présentait à cette
époque sous la forme d'un polygone irrégulier
flanqué de tours cylindriques et isolé
du plateau rocheux par un fossé peu profond.
Le XIVème siècle voit l'exhaussement
d'un châtelet plus ancien constitué
de deux tours semi-circulaires qui s'écroulèrent
au XVIIème siècle.
Au XVème siècle, l'utilisation des
canons nécessite la modernisation des fortifications
: une seconde enceinte rectangulaire flanquée
de grosses tours d'artillerie est construite par
François II, duc de Bretagne.
La période troublée des Guerres
de la Ligue nécessite la construction
vers 1590 de trois bastions terrassés à
orillons sur le front sud. Trois lignes de défense
échelonnées en profondeur protègent
ainsi cette place de guerre. Le château est
également remarquable sur le plan des détails,
on y trouve par exemple routes sortes d'embrasures
depuis les archères jusqu'aux canonnières.
Réutilisé au XVIIème siècle
comme résidence, il fut modifié et
transformé au goût de l'époque.
Incendié pendant la guerre
de Vendée, il est au XIXème siècle
une belle ruine romantique attirant auprès
de lui peintres et sculpteurs.
Acquis par le Conseil Général de
Loire-Atlantique en 1962, celui-ci mène depuis
lors d'importants travaux de restauration avec l'aide
du Ministère de la Culture. |