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41800 Fontaine-les-Coteaux
Tél. : 02 54 85 38 63
Visite guidée de Pâques au 30 septembre, les samedis, dimanches
et fêtes à 14h30 et 16h30 ;
en octobre à 15h ; en juillet et août, les mercredis, jeudis et
vendredis (sauf jours fériés) à 15h.
(Groupes : tous les jours sur demande)

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La Fosse fut le premier arboretum inscrit à l'inventaire supplémentaire
des Monuments historiques, en 1978. Il est le fruit des introductions et
des soins de plusieurs générations de botanistes de la même
famille, depuis 1751. Son créateur, Alexandre-Sébastien Gérard,
conseillait l'impératrice Joséphine pour ses jardins de la
Malmaison. Le XlXème siècle connut de nombreux voyageurs
scientifiques, militaires ou religieux, passionnés de botanique,
qui ont permirent d'enrichir les parcs européens, les transformant
pour nous en véritables musées de l'arbre.
Le parc de la Fosse s'étend sur 25 hectares vallonnés et
orientés au sud vers le Loir. Son orisinalité vient de la
liaison de la richesse botanique à l'architecture du paysase.
La promenade commence près de la cour d'honneur des bâtiments
d'habitation qui abritent les espèces sensibles au froid : Magnolia
grandiflora, Actinida kolomikta, Ceanothus thyrsiflorus, Buddleia alternifolia,
Lagerstroemia, Agapanthus, Crinum powellii, Amaryllis belladona, Nerine,
etc.
Puis on quitte les pelouses, on monte vers le parc en longeant les murs
habillés de plantes basses arbustives ou grimpantes.
L'arboretum se révèle peu à peu dans sa grande diversité.
L'allée du pigeonnier est lonsée d'une haie taillée
en voûte constituée d'un grand nombre d'espèces.
Des magnolias asiatiques sont regroupés dans une vallée orientée
au sud.
Plus loin, des Cornus florida et Nuttalii, des rhododendrons
et de nombreuses espèces d'Abies, Carya, Picea, Pinus, etc.
Une allée rassemble des arbres aux curieuses écorces : Acer
griseum et Hersii, Prunus serrula et Maackii, Betula Ermanii et Albo-sinensis
septentrionalis, Arbutus andrachne et Menziesii.
Il y a aussi l'allée des rosiers, le coin de la «petite Afrique»,
l'allée des charmes, la pièce d'eau.
Au cours de l'été, Hydrangea, Romneya Coulterri et
lis martagon prennent le relais et, lorsque le sol s'est couvert de cyclamens
de Naples roses et blancs, les flamboyantes couleurs d'automne apparaissent. Parrotia
persica rivalisent avec Cornus nutallii et florida tandis
que le rouge des liquidambars, des Quercus et des Nyssa sylvatica répond à l'or
des Juglans, des Carya et des Acer.
Parmi les espèces rares, on peut admirer : Cyclobalanopsis acuta,
C. myrsinifolia, Fraxinus biltmoreana, F. paxiana, Magnolia ashei, M. fraseri,
Quercus glandulifera, Q. stellata.
D'autres sujets sont vénérables par leur taille et leur âse
: Cedrus brevifolia
(1908), C. libani (1810), Cephalotaxus fortunei (1880), l'arbre
aux mouchoirs : Davidia involucrata (1905), Juniperus drupacea (1880), Pinus
Laricio (1820), Pinus strobus (1820), Taxus baccata cv. fastigiata (1825).
Pour satisfaire à la mode des «fabriques», un pigeonnier
fut construit en 1817 ; il comporte, en haut, les alvéoles et un
escalier tournant et, en bas, une pièce de méditation à parquet
en étoile et peintures d'origine.
Il existe également une orangerie.
Au début du XXème siècle, un système très
ingénieux de béliers hydrauliques, de caniveaux et de réservoirs
servait à irriguer l'ensemble du parc ; ce qui a permis de maintenir
jusqu'à ce jour cette richesse botanique. Trop exigeant en maintenance,
ce système a été abandonné. |
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Afin de mieux les découvrir, lisez "Les Châteaux de la Loire" d'Evelyne Thomas
Editions Jean-Paul Gisserot |
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