LE CHÂTEAU DE VALENÇAY

Château de Valençay
Château de Valençay

Horaires d’ouverture :

Tous les jours

  • mars (à partir du 14) et avril : 10h30 – 18h 
  • mai, juin, juillet, août, septembre  : 10h – 18h 
  • octobre et novembre (jusqu’au 11) : 10h30 – 17h
  • du 19 décembre 2020 au 3 janvier 2021 : 11h à 17h

Dernier accès 45 minutes avant la fermeture du site.

Droits d’entrée :
Plein tarif : 14,00 € / Tarif réduit* : 11,00 € / Tarif bout’chou** : 4,80 € / Pass restaurant : 4,00 €
(gratuit entre 12h et 13h, hors week-ends, jours fériés et vacances scolaires zone B)
Audioguide gratuit

Offre famille : gratuit pour le 3e enfant de plus de 4 ans d’une même famille.

Ces tarifs comprennent l’accès au château, aux jardins et au domaine, ainsi que le prêt d’un audioguide.

Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans, les journalistes, les guides-conférenciers et le jour de votre anniversaire sur présentation d’un justificatif.
*Tarif réduit pour les visiteurs de 7 à 17 ans, étudiants, enseignants, demandeurs d’emploi et personnes handicapées sur présentation d’un justificatif.
**Tarif bout’chou pour les enfants de 4 à 6 ans.

Le billet d’accès au Château de Valençay permet de bénéficier d’un tarif préférentiel à l’accueil du Château de Bouges, Château de Montpoupon, Château de Montrésor, Cité Royale de Loches, Jardins de Poulaines, Abbaye de Noirlac et Réserve Naturelle de la Haute Touche.

Château de Valençay
Chambre du roi d'Espagne au château de Valençay

Le château de Valençay, situé dans le Berry (département de l’Indre), fut la propriété de la Maison d’Estampes de 1451 à 1747, puis du prince Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé “Talleyrand“.
Le parc et le château ainsi que divers éléments du domaine sont classés au titre des monuments historiques.
Louis d’Estampes, gouverneur et bailli de Blois, débuta en 1520 la transformation du manoir féodal de Valençay datant du XIIe siècle en château moderne.
Ces travaux se poursuivent jusqu’en 1650.
Vers 1540, son fils Jacques Ier d’Estampes fit effectuer des travaux plus ambitieux que ceux de son père.
Les travaux, interrompus à la mort de Jacques 1er d’Estampes, furent repris de 1640 à 1650.
En 1653, Mademoiselle de Montpensier (“la Grande Mademoiselle”) y séjourna et écrivit : « J’y arrivais aux flambeaux : je crus entrer dans une demeure enchantée. Il y a un corps de logis le plus beau et le plus magnifique du monde (…). Le degré y est très beau et on y arrive par une galerie à arcades qui a du magnifique (…). L’appartement correspond bien à la beauté du degré par les embellissements et meubles. »

En 1747, Valençay fut vendu à vil prix par les d’Estampes que les travaux en plus de l’entretien du château avaient ruinés.
En 1766, le domaine de Valençay fut revendu avec forte plus-value à un fermier général qui y fit réaliser d’importants travaux. Il y créa une filature, plusieurs forges, fit rétablir les ponts sur le Nahon et refaire la route de Selles-sur-Cher.
Sous la Terreur, le fils du fermier généra échappa de peu à la guillotine. Arrêté, il fut acquitté en qualité « d’entrepreneur de travaux utiles à la République ».

Le 7 mai 1803, le comte de Luçay vendit pour 1,6 million de francs le domaine  à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, ministre des relations extérieures du Consulat à qui Bonaparte dit : « Je veux que vous ayez une belle terre, que vous y receviez brillamment le corps diplomatique, les étrangers marquants ».
U
n pavillon de chasse fut aménagé et le parc transformé “à l’anglaise“.
Marie-Antoine Carême, «chef de bouche» de Talleyrand, séjourna au château très régulièrement au château de Valençay.
Ferdinand VII d’Espagne, son frère don Carlos, son oncle don Antonio et leur suite furent assignés à résidence à Valençay de 1808 à fin 1813.

En 1816, Talleyrand revint vivre à Valençay. Conseiller municipal puis maire de la commune, il reconstitua la filature et fit ériger le clocher de l’église en 1836, fit ouvrir un nouveau cimetière et offrit un terrain pour y construire la mairie.
Le préfet de l’Indre écrivit à son ministre de tutelle « Il n’y a ni mendiants ni individus absolument nécessiteux à Valencay parce que M. de Talleyrand a établi des ateliers où il y a du travail pour tous les âges. Ceux que la maladie atteint sont visités, secourus, consolés par les Sœurs de charité qu’il a dotées et fixées dans cette petite ville ». Talleyrand fit également don d’un terrain afin d’y créer une école pour enfants pauvres.
Par un codicille à son testament, il assura la perpétuité de l’établissement et souhaita y être inhumé.
Il mourut en 1838 sans fils légitime connu.
En 1829, Charles X créa le titre de duc de Valençay pour son petit-neveu Napoléon-Louis, 3e duc de Talleyrand.
En 1856 il entreprit des travaux poursuivis ensuite par son fils.
Le 4 septembre 1838, sur autorisation du roi des Français Louis-Philippe Ier, le cercueil de Talleyrand fut inhumé dans la crypte de l’église. Jusqu’en 1930, une vitre placée sur le cercueil permettait de voir son visage momifié…

Pendant la deuxième guerre mondiale, le château reçut secrètement des œuvres du musée du Louvre dont “la Victoire de Samothrace” et “la Vénus de Milo” ainsi que les joyaux de la Couronne.

Le château de Valençay aurait pu être détruit le 16 août 1944 lorsque la deuxième division SS Das Reich entra dans la ville en représailles à l’assassinat de deux soldats allemands à proximité immédiate.
Le duc de Talleyrand parlementa avec les Allemands qui épargnèrent le château et son contenu artistique irremplaçable.
Sans descendance directe, le sixième et avant-dernier duc de Talleyrand légua son patrimoine à son beau-fils, Jean Morel, qui céda le domaine en 1979 à une association de gestion regroupant le département de l’Indre, la commune de Valençay, le Crédit agricole de l’Indre et la caisse de Réassurance agricole de l’Indre.
De nos jours, le domaine est géré par le Syndicat mixte du château de Valençay,  établissement public.

Châteaux Loire France Carte
  • Photographies du château de Valençay : J.-Christophe BENOIST / CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0) / Gilles / CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0) / © Croquant / Wikimedia Commons / Michal Osmenda from Brussels, Belgium / CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0) / Frédéric BISSON from Rouen, France / CC BY (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0)
  • Carte des châteaux de la Loire : Maximilian Dörrbecker (Chumwa) / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5)
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